 | En 1804,
l'artillerie de la garde ne se compose que d'un escadron à cheval à 2
compagnies. Cet escadron est transformé en avril 1806 en un régiment
d'artillerie à cheval de 3 escadrons. De nouvelles compagnies à cheval
sont créées en 1813 et 1814 dont une de Jeune Garde. Ce n'est qu'en 1808
que sont formées dans la garde 3 compagnies d'artillerie à pied, bientôt
portées à 8 et augmentées d'une compagnie de pontonniers. En 1813,
l'artillerie à pied de la Garde sert 190 pièces de canon (26 batteries),
la Vieille Garde compte alors 6 compagnies et la Jeune Garde 14. Jusqu'à sa
mort, en 1812, c'est le général de Lariboisière qui commande en chef
l'artillerie de la Garde. Il est secondé par le colonel Couin, puis
d'Aboville (remplacé par Desvaux) pour l'artillerie à cheval et par Drouot
pour l'artillerie à pied. Bien que les régiments d'artillerie de la Garde
soient présents à toutes les grandes batailles de l'Empire, c'est surtout
à Wagram où, par leur action de masse, ils décident de la victoire. Le régiment
d'artillerie à cheval est habillé sensiblement dans le style des chasseurs
à cheval de la Garde avec pelisse, dolman (ou habit et gilet) bleu foncé
agrémenté d'écarlate. Le régiment à pied porte le bonnet à poil (à
partir de 1810) sans plaque mais avec visière et l'habit, le gilet et la
culotte bleus (épaulettes, collet, parements, retroussis et passepoils écarlates)
avec les hautes guêtres noires ou blanches. |